Le Mois De L’histoire Des Noirs


Jean Augustine

En décembre 1995, à la suite d’une motion présentée par l’honorable Jean Augustine, la Chambre des communes a voté à l’unanimité pour reconnaître le mois de février comme le « Mois de l’histoire des Noirs ». Jean Augustine a été la première femme noire canadienne élue au Parlement.

‘Le Mois de l’histoire des Noirs existe pour nous rappeler la riche contribution au sein de notre société des personnes d’origine africaine et caribéenne, et leur lutte permanente pour l’équité et la justice sociale.’

Le droit fondamental à la justice, à l’inclusion et à l’équité ne devrait-il pas exister 12 mois par an? Le droit à l’éducation publique, aux soins de santé, aux services sociaux et à la protection de la loi ne devrait-il pas être accessible de façon continue, complète et équitable à tous les citoyens du pays? Et si, historiquement et sans cesse, un peuple est victime d’exclusion et de racisme les 11 autres mois, nous devons nous demander quels progrès nous avons réalisés collectivement depuis 1995, lorsque nous avons été appelés à rendre des comptes par des personnes qui s’identifient comme étant noires.

Ironiquement, nous avons maintenant l’occasion de faire face et d’agir pour remédier à ce que cette pandémie a rendu visible. Nous savons que les populations racialisées sont surreprésentées dans les logements insalubres, les prisons, les établissements correctionnels, les dortoirs de travailleurs migrants et les refuges pour sans-abri. Les membres des communautés de PANDC sont souvent plus pauvres et obligés de travailler dans des emplois précaires sans avantages sociaux. Les personnes qui s’identifient comme étant noires sont plus susceptibles d’être arrêtées, accusées, abattues et tuées, et pas seulement dans les quartiers pauvres.

En ce mois de février, nous participerons à des ateliers sur la lutte contre le racisme, nous lirons l’actualité et nous apprendrons comment la COVID a eu un impact inéquitable sur le monde. Et quand on nous rappelle ce que Jean Augustine nous disait, nous devons nous engager à connaître, voir et traiter le racisme dans les lieux que nous occupons pendant 12 mois par année. Car, comme l’a proclamé Martin Luther King, « l’injustice, où qu’elle se produise, est une menace pour la justice partout »

Lynne et Michelle (DG et présidente du conseil)